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L'Ariégeoise

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - dimanche 29 juin 2008

Samedi avait lieu l’incontournable rendez vous du cyclosport dans la région : l’Ariégeoise. Dès notre arrivée vendredi en fin d’après midi, on a pu s’apercevoir que la petite cité de Tarascon, d’ordinaire bien calme, allait vivre tout le week-end au rythme du vélo.

Notre chère association reprenait des couleurs car de nombreux licenciés relevaient le défi de se mesurer au colossal Plateau de Beille et autres difficultés locales. Avec Patrice, nous avons reçu le renfort du canal historique du club : Yvon, le président pour nous montrer la voie de la sagesse, Francis affûté et motivé après une époustouflante ascension du col de la Luzette et Eric, grand habitué des sommets ( Nombreuses Etapes du Tour et autant d’Ariégeoises à son actif). Un ami des vttistes est venu se greffer au groupe, Joël, une force de la nature. N’oublions pas notre trio des méritantes féminines qui n’a pas hésité à venir se mélanger aux hommes avec brio, sur les routes du circuit de la Passéjade. Un grand merci à Jérôme, convalescent, qui pour le fun a monté Beille en 1h20 et qui ensuite immortalisa nos exploits avec son caméscope.

Les hommes en verts prennent le départ de la Mountagnole, circuit intermédiaire de 110kms et proposant un dénivelé de 2500m. 2100 concurrents prennent la route dès 8h30 sous les ordres du speaker Jean Claude Calmon( Une des voix du cyclisme régional, ça me rappelle ma jeunesse et l’époque des courses au tour des églises le dimanche après midi !).

Dès les premiers kms Francis prend les devants et veut faire la course en tête, les paysages ça l’intéresse pas. Je vais pendre le risque de l’accompagner.

Le premier col de la Lauze n’est pas très dur certes mais il est long (14kms) et présente des pentes irrégulières. Au sommet, je ne vois plus Francis qui joue la carte de la prudence, je ne suis pas bien inquiet car après une descente à tombeau ouvert il me rejoindra sans sourciller. C’est le cas à Montferrier au pied du château de Montségur, haut lieu de l’histoire cathare. Nous traversons Lavelanet et prenons la route de Foix. Une route ou alternent faux plats montants et portions descendantes. Notre gros peloton s’en donne à cœur joie. La descente sur Foix nous laisse juste le temps de contempler le château de Foix. A ce moment là, avec Francis nous prenons les devants et nous étirons le peloton. Peu avant Tarascon, nous empruntons un itinéraire bis qui nous permet de contourner la ville étape de la journée. Utile précaution certes mais pas de répit pour nos mollets. Le soleil commence à montrer qu’il va falloir compter sur lui. Francis aussi. Dès les premiers pentes du dénommé « Pas de Soulombrie », il s’envole irrésistiblement. Moi je fais ma « spéciale » comme dans chaque cyclo : une montée à vide. Je décélère et cale la Mathmobile à 7km/h. Les gars me doublent et m’encouragent et me souhaitent bon courage pour la suite. Je descends tranquillement. Peu avant Les Cabannes, nous traversons la petite localité de Verdun. Verdun évoque un lieu tristement connu dans l’histoire de France mais est annonciateur de ce qui nous attends dans le plateau de Beille… Là je repense à un entraîneur que j’ai eu au rugby et qui nous disait : A moment donné, y’a eu la guerre, ça fait partir du jeu !

Aux Cabannes, une pose s’impose, ça tombe il y’a un ravitaillement. Il y’a la foule des grands jours. Tout le monde fait le plein. Un bref aperçu sur nos compteurs, nous indique que nous avons effectué les 90 premiers kms à 30 km/h de moyenne. Je vois au loin Francis qui s’empresse de redémarrer après avoir pris de mes nouvelles. Je comprends alors que Francis est décidé à laver l’affront subi dans le col d’Azet l’an passé. Il tient sa revanche. Je suis obligé de sprinter pour l’avoir en point de mire. Dès les premiers hectomètres. Francis s’arrête arroser les fleurs (ou soulager sa vessie), je fais de même. On redémarre roue dans roue. La pente est rude et sèche. Il fait chaud. Chacun évolue à son train. Dès le km 4, je m’arrête au point d’eau pour faire le plein à nouveau. Francis, concentré vers son graal, fait l’impasse. Il me double. Ensuite la chaleur accentue la difficulté. L’ombre se raréfie. De nombreux concurrents sont à l’arrêt, envahis de crampes. Nous nous résistons. Au km 10 de la grimpée, j’aperçois au loin un maillot espèrois posté sur le bord de la route. C’est notre directeur sportif, Jérome qui peine a me reconnaître car je n’ai pas la tenue réglementaire. Mais Jérôme toujours prompt et alerte a le temps d’empoigner son caméscope. Il me glisse de précieux conseils pour la suite de l’ascension. Jérôme : de la graine de président, un talent au service des autres ! Le tant attendu replat du km12 tombe à pic : Je m’arrête pour recharger en munitions car les 4 derniers kms sont les plus durs. Ils seront durs, très durs même. Après 5h10 d’efforts intenses et arrassé par la chaleur, j’arrive au sommet suivi de très près par Francis. Nous sommes contents car on s’est bien battus (Amicalement) et surtout que Beille ne nous avait jamais particulièrement bien réussi. Malgré presque 30 ans d’écart nous partageons avec Francis le même enthousiasme. Merci et bravo Francis !

Ensuite nos camarades arrivent dans la foulée :avec une prime à l’expérience : le sage président Yvon, l’expérimenté Eric et Patrice qui a très chaud arrivent dans cette ordre. Un repas dans les estives et les vertes pâtures nous permet de refaire l’histoire. La satisfaction générale et la bonne humeur agrémentent le plateau repas. Joël a grand coup de volonté en fini à son tour. Tant d’envie, ça fait plaisir à voir.

Il est ensuite temps de regagner le camping en vélo. Ensuite, nous plions le camp avant de partager le verre de l’amitié et de continuer à réécrire l’histoire. Belle journée pour l’A.S Espère Cyclo qui a montré qu’elle avait encore de la ressource… Rendez vous en 2009 !

Mathieu

La lanterne rouge prend feu dans Beille

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - dimanche 29 juin 2008

C’est l’Ariégeoise qui était au menu de ce dernier week-end de juin. « Ariège, terre courage », ce slogan nous accueille et donne la thématique de la journée du samedi.

Le club était, pour une fois, particulièrement bien représenté puisque huit licenciés étaient présents. Le pôle cyclosportif (Mathieu et moi) était au complet. Annie et Sylviane avaient réussi à convaincre leurs maris de les accompagner. Yvon a momentanément délaissé ses gaules mais a retrouvé ses cannes. Le guerrier des Jasses a l’œil des mauvais jours, il n’est pas venu pour peler des figues. Christelle avait échoué avec le sien (de mari) mais était là quand même. Dans ce club, le mental se conjugue au féminin. Eric, notre mentor, était aussi présent. Joël, un vététiste, personne n’est parfait (je savais qu’elle te plairait Gaël, celle-là),complétait ce tableau de chasse. Joël, serait une future recrue (si dieu nous prête vie) pour le mercato, bonne pioche.

Les absents ont toujours tort mais on peut quand même rappeler les forfaits de dernière minute. Jérôme, opéré récemment à cœur ouvert, n’avait pas encore fini de cicatriser. Eric L, décidément trop court physiquement cette saison, avait renoncé la veille craignant de ne pas pouvoir atteindre l’arrivée. Quant à Didier, la mort dans l’âme, en époux modèle, il avait dû renoncer (le hasard ne choisit jamais au hasard). Gérard, pourtant brillant l’an dernier sur la Mountagnole, avait un incontournable repas de famille (pense à ta ligne Gégé !!!).

Vendredi après-midi, après un bref voyage, Mathieu et moi arrivons au camping à Tarascon. Nous plantons la tente (la mienne, couleur camouflage, me rappelle l’époque où je servais la patrie, eh oui la lanterne était chez les paras) . La lanterne, pourtant habituée au mise au vert dans les luxueuses suites d’hôtel, avait décidé, dans un souci de cohésion et de solidarité d’accompagner ses compagnons dans ces contrées hostiles que sont les toiles de tente. A force de fréquenter tous ces gauchistes soixante-huitards, la lanterne rouge se « bo-boise ».

Nous nous retrouvons au bar de la plage pour manger. Nous buvons les paroles de notre président qui met en pratique ces techniques de management moderne dans la gestion du club. Les discussions de comptoir s’engagent, ça théorise à qui mieux-mieux, on disserte à propos du cyclotourisme, les spécialistes de la guerre psychologique s’en donnent à cœur joie. La lanterne, toujours respectueuse des gens plus âgés, n’ose dire mot et absorbe ce flot de pertinentes paroles.

Après une nuit correcte, les affaires reprennent. Nous nous dirigeons vers les sas de départ. Yvon prodigue ses derniers conseil à madame la présidente (« Fais attention à ton matériel »). Sylviane motive son homme (« Si tu gagnes, je t’achète une nouvelle moto !).

Ca y est c’est parti. Mathieu et Francis s’envolent, on ne les reverra plus. Ils nous narreront leurs aventures dans un autre article. Mat, mon poulain, au terme d’un duel homérique (rien à voir avec les Simsons), l’emportera et confirmera qu’il est bien aujourd’hui le dauphin du patron. Dire que quand je l’ai recruté, j’étais obligé de l’attendre en haut des bosses (comme disait Sylvester Stallone, dans Rocky IV : « tu sais Apollo (Creed), c’est vraiment con de vieillir »). Le guerrier des Jasses, tombera les armes à la main mais en profitera pour régler avec Beille (et avec d’autres…) un différend datant de l’édition 2005. Chapeau Francis !

Derrière, un trio se forme autour de notre président. Le rythme est élevé mais raisonnable. Nous rallions le premier col celui de la Lauzes (prononcez loosse). Il est agréable et les plus de deux mille concurrents s’étirent difficilement sur ces routes étroites et sinueuses. La descente est technique et étroite conséquence je vois s’éloigner au loin mes deux compagnons. Yvon (il faut le rappeler médaillé aux JO de Grenoble en descente) suit à la lettre les conseils de madame (« Pas plus de 80 km/h !!! »), Eric lui colle au train, analysant scientifiquement les trajectoires (je conseille aux novices en la matière sa récente thèse sur le sujet). Je fais l’effort pour les rejoindre dans la montée suivante. Ce yo-yo se perpétuera à chaque descente et creusera la tombe de la lanterne.

En effet, ceux qui ont suivi les épisodes précédents savent que la philosophie de la Lanterne est de gérer son effort sans se soucier des autres afin de rallier dans les délais l’arrivée. Mais l’Ariégeoise sert de prétexte aux championnats du monde du club et la Lanterne se fourvoie en voulant suivre les copains. Quand on ne respecte pas sa nature, l’être suprême vous ramène dans le droit chemin.

Après un passage à Lavelanet (patrie de notre fumeur de joints chauve préféré) puis à Foix (Ca me rappelle quelque chose…) nous attaquons le Pas de Soulombrie puis descente jusqu’aux Cabannes (« la cabane est tombée sur le chien et le chien est mort », citation de Pierre Salviac, le Thierry Roland de l’ovalie).

Nous voici donc au pied de Beille, 3h30 pour faire les 94 premiers km à plus de 27 de moyenne. Didier m’avait pourtant donné la feuille de route qui menait à l’abandon et je l’ai suivie à la lettre. Mais la Lanterne refuse l’abandon, elle plie mais ne rompt pas.

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Il reste 16 km d’ascension, il me faudra environ 2 h 30, quelle magnifique gestion de l’effort ! Il fait chaud, très chaud, trop chaud (pour travailler…). J’ai le casque en feu, je monte péniblement. Yvon me passe facilement dès les premières pentes, je vous rappelle qu’il a du sang indien dans les veines ce qui le rend insensible à la chaleur. Il grimpe en faisant la causette avec les concurrentes qu’il rencontre, leur vante les mérites du groupe féminin de notre club. Eric, plus affûté que jamais, me passe au km 4, je le reverrai à l’arrivée.

Le premier point d’eau arrive, je m’y arrête pour récupérer et me rafraîchir les idées. Il y en aura deux autres que j’honorerai de ma présence, c’est open bar, ça me rappelle la tournée des grands ducs de ma jeunesse. Je passe avec envie sous la douche improvisée offerte par tous ces merveilleux bénévoles (Merde, mon brushing !). Le temps passe doucement, les concurrents me doublent par dizaines (Cela me rappelle une chanson de Renaud écrite par Coluche qui disait : « Il manquerait plus qu’un oiseau me chie dessus »). Les seuls que je dépassent sont ceux qui ont pris l’option « je monte dans Beille en marchant, poussant mon vélo ». Dès que la végétation le permet (trop rarement à mon goût), je me glisse à l’ombre des jeunes filles en fleurs (tiens le président fait des émules).

A 6 km du sommet, une caméra de la TV lituanienne est présente. Son envoyé spécial, Jérômus Hypocondriacus, m’informe des écarts. Attaché à mon image médiatique, je m’efforce de faire bonne figure devant la caméra. Je poursuis ma montée, cela va un peu mieux, le sympathique public (certains m’ont vraisemblablement reconnu) m’encourage. Je vois le bout, certains l’aiment chaud, pas moi ! La lanterne n’a pas fait le show en terre ariégeoise mais elle est montée !

Mes compagnons, frais et dispos, sont en haut depuis un bon moment. Ils refont le match, pendant le repas, moi j’essaie de récupérer, il fait 29° au soleil en haut (Marche à l’ombre !). Joël arrive au sommet, il a tout fait au mental, bravo à lui. Nous rentrons vers Tarascon, certains montent encore (notamment trois en vélib !).

Arrivés au camping, les féminines attendent, elles viennent de réaliser un triplé historique à la Passéjade ! Elles ont trusté tous les bouquets. Il faudra taper plus haut à l’avenir (surtout avec le recrutement opéré par Yvon sur le parcours), ah la modestie féminine. Nous rangeons notre matériel et nous nous retrouvons autour d’un verre pour faire des « nalyses ». Certains restent : Yvon va taquiner le goujon, Francis veut faire Pailhères et Bonascre pour se tester un peu.

La lanterne repart vers le Nord pour se mettre au frais. Dimanche prochain, il faudra atteindre Hautacam… Chaud, chaud, les marrons chauds…

Fête des associations le 4 octobre 2008

Par patrice Armengol - LA VIE DU CLUB - vendredi 20 juin 2008

Selon le souhait que vous avez exprimé pour la plupart d’entre vous lors de notre sortie de printemps à Nant, notre club se joindra donc aux autres associations du village d’Espère pour une nouvelle fête des associations ; et je vous en remercie. La date du samedi 4 octobre a été retenue. En effet, c’est fort du franc succès remporté l’année dernière lors de cette première manifestation que la municipalité d’Espère a décidé de nous solliciter à nouveau pour organiser une nouvelle fête.

Le comité d’organisation a innové et, cette année, la vocation principale de cette rencontre inter associations est justement de se retrouver entre membres et dirigeants autour d’activités ludiques soit à caractère sportif (pétanque, quilles…) soit cérébral (scrabble, belotte…). 

En soirée, un repas sera servi dans le même esprit que celui de l’an dernier et le thème qui nous réunira autour de la table sera : le canard . Nous pourrons à souhait « rousiller, fritonner, manchonner, quartieter… » pour la modique somme de 10 à 12 €. (vous amènerez vos couverts). Il va de soi que notre contribution se concrétisera par une petite aide pour donner un coup de main aux organisateurs du repas en dressant les tables et en les débarrassant en fin de soirée.

Je dois donner le nombre de participants le 12 septembre ; c’est loin et près à la fois. Vu l’enthousiasme que vous avez manifesté à Nant, Je suis convaincu que le club sera bien représenté. L’été sera vite passé. Aussi je vous demande de me contacter au plus vite pour vous inscrire. Si vous avez besoin d’autres informations je suis à votre disposition.

Yvon.

La Pyrénéenne

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - lundi 16 juin 2008

Samedi, j’étais du coté de Saint Lary pour prendre part à la Pyrénéenne. Le parcours intermédiaire (120kms) proposait les mêmes cols que la sortie club de l’an passé. Exceptionnellement, je suis l’unique représentant du club car mon fidèle acolyte Patrice préfère observer un week-end de repos après la rude bataille des Cévennes.

Pour en profiter un peu, je suis parti vendredi matin accompagné de Madame. Après 3 heures de route sous l’orage nous rallions Saint Lary. Le temps est maussade. Impossible d’apercevoir le Pla d’Adet ou tout autre sommet. Le soir, l’orage gronde pendant que nos 11 coqs français prennent l’eau face à des hollandais plutôt réalistes. Avec tout cela, j’ai du mal à trouver le sommeil : J’ai peur de me transformer en Thuram, Malouda ou Sagnol sur mon vélo…

Le matin, je me réveille bien avant que le réveil sonne. J’ouvre le velux de l’hôtel et j’entraperçois le soleil noyé dans le brouillard matinal. Ca me remet du baume au cœur. Dès 6h45 je suis sur le vélo, impatient et un peu inquiet, la montagne ça impressionne toujours… J’ai du temps devant moi donc j’en profite pour m’échauffer correctement, j’ai le temps de monter jusqu’à Azet-village sur la route du col d’Azet. Me voilà donc bien chaud pour prendre par le départ à 8h.

Utile précaution d’avoir fait un échauffement XXL car le départ va être foudroyant… Nous rallions Guchen ( Ville étape de la sortie de Juin 2007, souvenez-vous celle du Pla d’Adet ) à vitesse grand V. Seulement 5 Kms pour se mettre en jambes, c’est peu. Mon cardio tilte dans tous les sens. A Guchen nous débutons directement avec la redoutable Hourquette d’Ancizan ( Versant descendu en 2007). 10 Kms à presque 9% sur une route dans un état moyen, la journée commence fort. Ca monte vite et j’ai la naïveté de me croire en forme. Le compteur ne descend guère en dessous de 16-17km/h. Un éclair de lucidité au sommet me permet de me souvenir du cavalier seul réalisé dans ce même col par notre ami Francis l’an passé.

Un épais brouillard nous accompagne pour la descente. En piètre descendeur que je suis, il me faut lutter pour rester dans les roues de mes petits copains. Cette descente nous mène à Payolle. Direction ensuite Bagnères de Bigorre avec un long faux plat descendant de 20 Kms où je reprend un peu mes esprits. Je réalise déjà que je suis dans un groupe trop rapide pour moi. La moyenne horaire de 33 Kms/ h me le confirme.

Après un circuit dans Bagnères, nous rempruntons ce long faux plat mais à l’envers . Quel pied de remonter et de croiser des types qui en n’ont pas encore fini avec leur descente ! Nous traversons vite fait (Trop vite fait sans doute) Campan, Ste Marie de Campan et Payolle. L’Aspin se dresse devant nous : 7 Kms seulement mais toujours à plus de 8%. C’est à ce moment là que les efforts inutiles fournis auparavant me reviennent en pleine face comme un boomerang. J’explose en plein vol, je ne suis pas le seul dans ce cas… J’erre à 6 Kms/h, je n’avance plus et je commence à me sentir bizarre. Je réalise que je n’ai pas bu une goutte d’eau et rien manger au bout de 70 Kms. Je me hisse au sommet difficilement. Je me ravitaille copieusement et enfile le coupe vent. Ca vaudra mieux pour attaquer la descente. Descente magnifique sur Arreau avec un point de vue à couper le souffle. A Arreau, la tentation est grande de regagner Saint Lary par la vallée et ainsi m’éviter d’autres difficultés. Je me dis que ce n’est pas me rendre service de faire ça et qu’à l’Ariégeoise dans le plateau de Beille, je pourrai le regretter d’avoir escamoté des difficultés….

Arreau donc, direction ensuite Loudenvielle par le début du col de Peyresourde. Ce n’est rien de bien dur mais c’es t assez long et bien usant surtout quand on est un peu entamé. La notion de groupe est réduite à sa plus simple expression, je suis seul… Le ravitaillement proposé à Bordères - Louron me fait du bien. Je prends 5 minutes de repos tandis que mes concurrents pour le classement général me double allégrement. Au moins 10 places perdues dans l’opération…Ainsi va la vie d’un sans grade.

L’an passé, le parcours proposé par le club, c’est à dire faire directement Arreau – Genos par la vallée du Louron en évitant Loudenvielle était plus facile. Bon par contre, le lac de Loudenvielle est joli mais ça ne suffit plus au bout d’un moment. En plus, Loudenvielle, me rappelle aussi mon cuisant échec de l’étape du tour de l’an passé…. Du coté de Genos, je reconnais la sympathique pizzeria ou nous nous étions restauré l’an passé. A peine le temps de rêver à une bonne pizza et à du rosé que le col d’Azet commence à pointer le bout de son nez tout comme le soleil car on a dépassé midi. Le début de l’ascension après Genos est rude. Il faut trouver le rythme juste (ou juste le rythme…). Azet ça me rappelle mon homérique duel livré avec Francis l’an passé. J’y repense et ça me redonne un coup de fouet. En même temps que les premiers effets du ravitaillement, mon Orbéa s’emballe ( C’est bien connu, un Orbéa ça monte les cols tout seul ! ) et me voilà en train de rattraper des anciens camarades de jeu des cols précédents. Certains font moins les fiers que dans l’Aspin. Comme d’habitude, certains s’essaient à la marche avec vélo. Je ferraille dur pour arriver au sommet et entamer la descente finale. Je suis complètement cuit, j’ai chaud, j’ai froid. En plongeant sur la cité thermale, je vois le Pla d’Adet au loin, je ne le monterai pas aujourd’hui, c’est décidé !

Après 123 kms et 5H20 bien corsées je franchis la ligne d’arrivée. Ma piètre gestion de l’effort a failli me jouer des tours, je suis bon pour un stage avec Yvon pour y remédier. Ma chère femme m’attends, elle est rassurée je suis entier. Elle trouve que j’ai bonne mine, elle doit dire ça pour me faire plaisir.

Pour me requinquer, nous avons eu la bonne idée d’aller passer 2 heures ensuite au centre thermoludique « Sensoria ». Le repos du guerrier bien mérité : jacuzzi, sauna, cascades d’eau, divers bains à bulles…. En plus c’est un bon argument auprès de nos femmes : je fais du vélo, tu prends soin de toi. Ca permet d’intégrer des week-ends cyclistes et satisfaire tout le monde ! Qui a dit que les hommes sont des égoïstes ?

On se retrouve du coté de Tarascon d’ici 15 jours. Sportivement.

Mathieu

La chevauchée des sept mercenaires

Par patrice Armengol - NOS VOYAGES - lundi 9 juin 2008

Le dernier opus de cette série de westerns cultes illustre parfaitement notre petite escapade cévenole. Il est vrai que ces paysages, où le visage pâle ne s’aventure plus guère, seraient le théâtre idéal pour un de ces cultissimes westerns spaghettis.

Pourquoi sept ? Non, mesdames n’y voyez pas une référence au 7 merveilles du monde, notre modestie en souffrirait. N’y voyez pas non plus un quelconque rapport avec les 7 dons du Saint-Esprit même s’il est vrai qu’en matière d’esprit nous avons certains dons. Ne cherchez pas autour des 7 péchés capitaux, le seul pêcheur parmi nous est notre bon président. Rien à voir nos plus avec les sept couleurs de l’arc-en-ciel même si Eric nous en fait voir de toutes les couleurs tout au long de ces 138 km de chevauchée. Non n’ironisez pas autour des 7 nains ou des bottes de 7 lieues qui auraient permis à certains de gravir plus rapidement les montagnes locales. Rien de tout cela…

Pourquoi sept ? Tout simplement parce que le huitième, le cœur brisé (les ailes aussi), la mort dans l’âme avait du renoncer à s’aligner sur le palpitant parcours master. Dans l’optique de la Passéjade, Yvon lui avait conseillé de « faire du jus », de faire une sortie en dedans…

Sept seulement, mais quel casting de rêve ! Jugez plutôt : the boss John Wayne (Eric L), Joe l’indien (alias Yvon) dont un des aïeux était un sorcier navajo à la sagesse reconnue dans tout l’Ouest, Lee Van Cleef (tout le monde a reconnu Francis) dans son rôle dans le bon, la brute et le truand, Jesse James (Didier bien sûr) celui qui faisait exploser les banques et les pelotons, Liberty Valence (Gérard), Billy the Kid (Eric E) et pour finir votre serviteur Pat Garrett (la lanterne). Le contexte du film : la guerre de Sécession ou pardon pour la faute de frappe : la guerre de succession. Comme disait Cochise : « quand grand sorcier blanc quitte habits de chef pagaille dans tipi ».

Mais rentrons dans le vif du sujet, dès 9 heures, la horde sauvage s’ébranle vers le sud pour une chevauchée fantastique. La première côte, non répertoriée selon notre marshall, est montée tranquillement. S’en suit une dérive cyclotouriste amorcée par notre homme de loi : visite d’un monument des templiers, détour par le point de vue du Cirque de Navacelle, on s’extasie ici ou là sur la beauté des paysages ou de la pierre, mais putain réagissez on est dans un western (ce club va décidément très mal).

Heureusement arrive la seconde difficulté du côté de Vissec. Didier, qui a passé souvent ses vacances dans la région, profite de sa connaissance du terrain pour monter au pas de charge cette deuxième ascension. Didier, il faut l’avouer, comme libéré par le forfait de son leader, est en grande forme. Il flingue dans tous les sens, c’est « règlement de compte à ok corral ». J’en fais personnellement un de mes favoris pour la Montagnole. Seul un Mathieu en grande forme peut espérer l’accompagner dans le plateau de Beille, cela ferait un beau « duel au soleil ». Je tente de suivre la roue de son chariot. Derrière moi cela monte tranquillement, le terrain n’est pas encore propice à l’embuscade. La troisième ascension de la matinée est superbe (Le train vert sifflera trois fois) et mène au Vigan. Là-bas un Cheyenne nous reçoit avec ses peintures de guerre et son tomahawak, mais le peau rouge se calme. Nous fumons le calumet de la paix et partageons son bison. Il est tant de quitter Vera Cruz, la Luzette nous attend pour la « charge fantastique ».

Les premiers kilomètres sont abordables, ils mènent à Tombstone (l’ancien nom de Mandagout). Le patron est devant et commence à trouver le temps long. Derrière Francis, comme retrouvé, mène la poursuite infernale. La lanterne et Didier, comme transcendés par un hypothétique podium, s’accrochent. Plus loin, Joe l’indien, épuisé par ces récentes parties de pêche, est proche de l’abandon. A la moitié de l’ascension, le sheriff ordonne d’attendre le reste de la troupe. En ces temps troublés, cet esprit de corps fait plaisir à voir. Nous voilà au complet, cela redémarre. La suite est terrible : au pourcentage inquiétant de la pente se mêle la force du vent. Le rythme se fait plus lent. Les hommes des plaines souffrent le martyr. Le patron s’envole, il s’arrête avec insolence prendre des photos. Derrière, le guerrier des Jasses prend la seconde place. En véritable hors la loi, il avait soigneusement préparé son affaire. Pat Garrett croit toujours au podium, quel naïf. Tel le Phénix, Yvon renaît de ses cendres dès que la difficulté augmente, il le double alors que Pat est en train d’abreuver sa monture dans le Rio Grande. Didier limite les dégâts, il joue le général. Eric, maudit son cheval, il est mal ferré selon lui, il aurait fallu un triple. Gérard ferme la marche mais nous démontre encore l’étendu de sa force mentale (le vélo c’est l’école du dépassement de soi et Gérard tutoie ses limites, foi de lanterne rouge).

Arrivés à l’Espérou, le froid nous gagne et personne ne parle plus du Mont Aigoual. Il faudra faire un autre film. Nous amorçons la longue descente vers l’Ouest. Yvon est un pneu crevé. Les squawhs attendent leurs hommes, c’est le repos des guerriers. Les célibataires, eux, s’attablent au saloon autour de l’eau de feu et fredonnent un peu avinés : « I’m a poor longsome cowboy ». Les montures sont à l’écurie, le soleil se couche sur cette aventure…

« Quand la légende devient réalité, imprimez la légende ! » (L’homme qui tua Liberty Valence)

Vive les femmes !

Par patrice Armengol - NOS VOYAGES - dimanche 8 juin 2008

Sur le coup de 9h, ce samedi 7 juin à Nant (Aveyron), alors qu’un groupe de cyclistes 100% masculin venait de prendre bruyamment la direction de La Couvertoirade pour un suicide collectif de 130 kms, chemin le plus court pour l’enfer de la Mountagnole du 28 juin, un second groupe s’en allait pour sa part militer activement pour la parité hommes-femmes dans les pelotons, et ce 82 kms durant.

Sous un ciel gris et menaçant et par un vent modéré, ce joyeux peloton pris la direction de Lanuéjols. Le premier col fut happé à 10 km/h de moyenne sur un monstrueux 26/25 par Christelle, que j’avais la joie immense d’accompagner, parité oblige. Suivaient Annie et Sylviane, puis Michel, qui fermait la route par sécurité, les femmes n’ayant pas le sens de l’orientation, personne ne me contredira. Imaginez en effet que dans un lacet plus serré que les autres l’une d’elles ait fait demi-tour sans s’en apercevoir ? Se croyant encore dans une côte elle n’aurait pas forcément pensé à freiner dans la descente… et au bout, l’horreur !

A ce rythme là, bien entendu les kilomètres s’accumulèrent lentement dans les mollets de nos trois donzelles, permettant à leurs muscles d’évacuer l’acide lactique avant qu’il n’engorge leurs délicates fibres. Avez-vous déjà vu des femmes avoir des crampes ? Moi non plus. Mais maintenant, au moins, vous savez pourquoi.

Sur le coup de 12h30, au pied du Mont Aigoual, un événement inattendu fit craindre pour l’harmonie du groupe. Sylviane voulut en effet se lancer illico sur ses sept kilomètres de pente, sans penser un instant qu’à son retour, soit pas avant 16 h dans le meilleur des cas, nous n’aurions nulle part où aller nous restaurer dans ces bleds où trouver à déjeuner tient déjà de l’exploit aux heures d’ouverture habituelle de nos estomacs. Après un long travail de psychologie appliquée, les efforts conjugués d’Annie, Christelle et Michel, portèrent leur fruit, et Sylviane finit par croire à leur grossière promesse de gravir ce sommet une fois rassasiés.



Curieusement, après avoir déjeuné au chaud, on n’entendit plus parler du Mont Aigoual. Fallait-il mettre ce revirement sur le compte du contraste thermique saisissant à la sortie de notre restaurant, ou bien sur la versatilité légendaire de la femme ? Tenu à l’impartialité, je vous en laisserai juge.

Le retour dans le froid, et sous un ciel de plus en plus menaçant, fut particulièrement éprouvant pour les nerfs, car cela descendait jusqu’à l’arrivée. En effet, rouler à 30 km/h quand on pourrait rouler à 60, en se disant constamment qu’on devrait être arrivé depuis longtemps est très difficile à supporter quand on est frigorifié.

Finalement nous arrivâmes indemnes quelques heures plus tard.

Dans la soirée, et alors que je méditais sur les enseignements à tirer de cette journée, nos féminines promettaient de s’écrire et de se retrouver sur la redoutable Passéjade dans trois semaines, sans moi ni Michel, hélas ! retenus par ailleurs.

Gageons toutefois qu’il y aura bien quelques garçons coiffeurs pour prendre le relais…

Jérôme

Le tour du Sancy - Puy de Dôme

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - dimanche 1 juin 2008

Aujourd’hui avant un bref aperçu de notre journée, je vous propose un remake des « Lacs du Connemara » de notre Michel Sardou national. Là, le mot « Connemara » est remplacé par le « Puy de Dôme » tant le temps apocalyptique et le paysage sauvage (Lacs, végétation et relief) nous ont fait replonger dans l’univers de ce grand succès des années 80. Je me suis même laissé aller à quelques vocalises dans le col de la Croix Morand pour réchauffer l’ambiance.

A vous de chanter !!!

« Terre brûlée au vent Des landes de pierre, Autour des lacs, C'est pour les vivants Un peu d'enfer, Le Puy de Dôme

Des nuages noirs Qui viennent du nord Colorent la terre, Les lacs, les rivières : C'est le décor Du Puy de Dôme »

On y voit encore Des hommes d'ailleurs Venus chercher Le repos de l'âme Et pour le cœur, Un goût de meilleur. »

Bon à vrai dire, on n’a pas fait que pousser la chansonnette samedi. C’est bien conscients de la difficulté proposée qu’avec Patrice, nous avions décider de nous aligner sur le petit parcours. Le grand, trop dur, on était pas invités et puis on mûrit avec l’âge...

Comme l’a relaté Patrice, cette épreuve « décentralisée » nous a permis de nous joindre à un grand melting-pot cycliste. Il est vrai que la colonie batave était physiquement imposante ( Souvenez les rugueux footballeurs Stam, les frères Koeman, Danny Blind et l’inoubliable Van Breukelen, les mêmes !)

A notre plus grande joie, nous avons retrouvé mon ancien coéquipier de rugby, l’inénarrable Pepe. Avant le départ dans le sas, Pepe a failli créer une guerre aussi brève que la guerre des malouines (Pepe doit avoir des souches argentines). En effet, notre camarade cycliste portait une tenue dont le principal sponsor est « Centre commercial Carrefour Agen ». Un spectateur auvergnat lança alors à Pepe : Oh le pruneau d’Agen, au trou, en D2 !!! ». Là, Pepe blessé dans son orgueil( Le vieux il a joué à Agen quand il courait comme un lapin de garenne ) riposta d’un ton plus que vindicatif : « Et toi, le bibendum, le bouclier de Brennus t’es pas prêt de le voir ( Clermont a perdu de nombreuses finales sans jamais en gagner une) ; moi mon pote, à Agen, je l’ai touché le bout de bois ! ». Avec toutes ses émotions le départ arrivé à point nommé. Un départ plus que tourmenté dans l’agglomération clermontoise ( Ronds-points et îlots directionnels à volonté…) permettait à tout le monde de se chauffer tranquillement.

Ensuite une immense montée ( 20 kms) nous permettait de passer à proximité du plateau de Gergovie ou Vercingétorix étrilla les légions romaines de Jules César en 52 avant JC…. Je dois avoir de mauvaises fréquentations pour me mettre à disserter sur l’histoire de France ( 6h de voiture avec Patrice, faut bien causer un peu)

Ensuite c’est dans le déluge et la tempête qu’il fallu enchaîner un triptyque qui gagne à être connu : Col de la Croix Morand – Col de Guéry – Col de Moreno avec le passage de 2 sommets peu connus mais à 1500m quand même. Une véritable galère, pédaler pour ne pas se noyer. A peine 100 kms et me voilà plus que « bien mur » avant d’attaquer l’ogre de la journée : Le Puy de Dôme.

6 kms avec les 4 derniers à 12%. A moment donné, je me suis demandé si on n’était pas dans un triathlon : beaucoup de concurrents poussaient leurs vélos à pied. Moi, c’était pas du grand spectacle ( Pas d’attaque et jamais en danseuse, m‘en veux pas Francis ), j’avais bloqué le régulateur de vitesse à 7-8 kms/h. C’est avec une joie non dissimulée que je perçais le brouillard pour réussir à hisser ma lourde carcasse ( 80kg) au sommet du géant d’Auvergne. Une impression d’avoir tout donné et même un plus exceptionnellement. J’ai terminé vraiment laminé une fois arrivé au sommet.

Ensuite Patrice en fait de même.

N’en jetez plus, la coupe est pleine, nous sommes deux hommes heureux !

A bientôt. Amicalement à tous. Bonne sortie club ( Patrice est affûté)

Mathieu

La lanterne rouge illumine le Puy de Dôme

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - dimanche 1 juin 2008

En ce dernier jour de mai, c’est le Tour du Sancy - Puy de Dôme qui était au programme. Parti un peu avant 6 heures, le team Espère Cyclosport était au complet (Mathieu et moi). Notre ami Gégé du Tarn et Garonne, la mort dans l’âme, avait dû renoncer pour des ennuis de santé. Après 2 h 45 de route nous arrivons à Clermont-Ferrand, on aperçoit le mythe, le Puy de Dôme (« Putain, ça a l’air plus dur que la Cévennes ! ». Sur le parking, des voitures des quatre coins de la France sont garées. Il y a même des étrangers, j’aperçois des espagnols, à côté de nous des hollandais (comme disait Thierry Roland, ce philosophe méconnu : « Le Batave est puissant »). Le retrait des dossards s’effectuent au stade de Clermont foot. Les numéros de dossards sont classés par club, j’ai le 320, Mathieu le 321. Je fais remarquer à mon compagnon d’infortune que c’est moi le leader et je le laisse vagabonder avec l’ami Pepe que nous avions déjà croisé à l’Octogonale. Pendant ce temps, les concurrents du grand parcours sont partis : 163 km, ceux-là c’est des vrais !

Nous sommes prêts, nous entrons dans le sas, le temps est menaçant mais ça a l’air de tenir. A la louche nous sommes 400 sur le 106 km cyclosportif, certains sont déjà partis dans la version randonneur (Ah les sirènes du Cyclotourisme…). Ca y est, c’est parti. Le départ est rapide mais sans excès. Les 20 premiers sont avalés rapidement, je suis toujours dans le peloton de tête, que se passe-t-il ? Aurai-je trouvé les produits miracles ? Serai-je en train d’atteindre mon pic de forme annuel? Rien de tout cela, la course est neutralisée jusqu’au km 20…

La voiture ouvreuse s’efface, ça y est cela commence à partir en vrille. Nous montons pendant plus de 20 kms sur de pentes douces. Je reste à l’abri dans les roues, le conseil du docteur Yvon hante mon esprit : « Garder de la fraîcheur jusqu’au pied du monstre ». Fidèle à ma réputation, tous les concurrents que j’avais doublés dans le col me reprennent dans la descente suivante. Celle-ci nous mène au col de la Croix-Morand (10 km à 5 ou 6% ), je trouve un régional de l’étape fort sympathique, il me sert de guide touristique et me permet de mettre un nom sur ces paysages magnifiques. Le col du Guery est avalé dans la foulée. Deux heures trente de vélos, pour l’instant tout va bien…

Mais dans la descente, une invitée de marque arrive : la pluie. Tout d’un coup c’est le déluge, ça tombe dans tous les sens et ça durera jusqu’au bout. Je suis frigorifié, les muscles se contractent, mes qualités de descendeur s’expriment pleinement dans ces conditions dantesques. Je m’arrête mettre mon imperméable. Putain qu’est-ce que je fais là ? Je veux rentrer chez moi, je veux revoir Christine et les enfants ! Je commence à songer à l’abandon. Je tremble de froid, je ne suis plus étanche, je vois des renards partout (« c’est normal c’est la saison » , citation de Gérard Lanvin dans Marche à l’ombre). Maman, viens me chercher !!! J’envisage d’arrêter les cyclos, de me mettre au vélo santé dont Didier m’a si souvent vanté les mérites, pire encore de faire du vtt…

L’abandon est proche. Mais tout d’un coup, tel Boudu sauvé des eaux, une vision d’apocalypse fait basculer mon destin. Eh oui, le week-end prochain, c’est la sortie club dans les Cévennes, je me vois à table vendredi soir essuyant les quolibets de mes camarades. Francis, le sourire en coin, ouvre les hostilités : « Et Patrice, s’il pleut demain, au Vigan tu fais demi-tour !!! ». Eric L lui emboîte le pas, sarcastique : « Et cette année l’arrivée de l’Etape du Tour, c’est au pied d’Hautacam ? ». Didier se joint à la farandole : « Ca y est, toi aussi tu commences à escamoter les fins de parcours ? ». Jérôme s’y met aussi : « Tes récits sont palpitants mais sur un vélo, il faut du cœur ». Même Yvon tire sur l’ambulance : « Tu devrais penser à investir dans un vtt ». Mais le coup de grâce arrive, Sylviane m’assène : « Tu es plus fort pour écrire sur le blog que pour pédaler ».

Ses pensées décuplent mes forces, le col de Moreno arrive, ses 5 kms me permettent de me réchauffer. Arrivé au sommet on bascule, encore 5 kms et on tourne à gauche, je vois le panneau Puy de Dôme 6 kms. La pluie tombe toujours, certains concurrents abandonnent et rentrent vers Clermont, moi je me lance dans la bataille. Les deux premiers kms sont à 8 ou 9 %, je croise le défilé de ceux qui ont terminé et redescendent radieux. J’arrive au début de la route à péage, j’enlève mon imperméable, je veux monter sous pavillon espérois. Le panneau de la muerte arrive : il signale 4.1kms à 12 %. Je mets mon 34x29 (béni soit-il) et vogue la galère. Mon compteur oscille entre 6 et 7 km/heure. Cela ne va pas vite mais je suis très bien au niveau cardio. A ce rythme là, il faut près de 10 mn par km. Il y a des cyclos arrêtés partout sur le bord, ils s’étirent, marchent à côté de leur vélo. Mais la lanterne rouge continue, elle ne posera pas le pied à terre… Le tonnerre gronde, la brume devient plus intense mais le moral grandit à chaque hectomètre. Je pédale avec tout, les mollets, les cuisses, les épaules et surtout… les cojones. Après le duel Anquetil - Poulidor, c’est le duel Armengol contre lui-même. Pour la beauté du paysage, on repassera, on voit rien à 100 mètres. Mais la lanterne, imperturbable, méprisant les éléments naturels, continue l’ascension et tout à coup à 200 mètres la ligne d’arrivée se profile. Je bombe le torse pour montrer mon maillot et fièrement je passe la ligne.

Mathieu m’attend depuis une demi-heure. C’est une véritable machine de guerre (147ème) Pour ma part, je pointe à la 205ème position mais quelle satisfaction d’avoir dompté le fauve. En haut, le soleil se lève, on peut enfin profiter du panorama. Nous amorçons la redescente, 20 kms jusqu’à Clermont, dans la joie et la bonne humeur. Enfin des vêtements secs, nous avalons rapidement le modeste repas proposé (« on était pas venu là pour faire un gastro ») et prenons le chemin du retour.

Cette édition sera sans doute la dernière. La route sera vraisemblablement remplacée par un train touristique à partir de l’année prochaine, c’est triste pour les cyclos. La lanterne rouge a dompté le mythe et le mythe ne s’en remettra jamais…

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Free ride Cajarcois

Par patrice Armengol - LE COIN DU VTT - mercredi 21 mai 2008

Je vous invite à aller voir la vidéo des vététistes cajarcois qui seraient prêts à nous recevoir pour nous faire découvrir leurs beaux tracés sur les hauteurs de leur si pitoresque village. Yvon.

Sortie dans les Cévennes, demandez le programme...

Par patrice Armengol - NOS VOYAGES - mercredi 21 mai 2008

Voici les circuits préparés par Eric pour la sortie du mois de juin:

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Chronique de la lanterne rouge

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - lundi 19 mai 2008

5 h 30 pour 137 km et 2500 m de dénivelé + selon les organisateurs (un peu moins selon la police), 25 km de moyenne. Voici des statistiques qui satisfont pleinement le cyclosportif en herbe (verte) que je suis. Mais stupeur, que vois-je en analysant le classement ? 240ème sur 278 concurrents !!! Evidemment je pense à une erreur informatique, mais non, c’est bien moi, dans les bas-fonds du classement, le monde est décidément cruel…

Pourtant tout avait bien commencé. Samedi soir, après une soirée stressante devant le multiplex de la dernière journée de ligue 1 où j’avais failli me claquer en faisant des sauts de cabri après le but de Pantxi Sirieix qui assurait le maintien du TFC (on a les bonheurs qu’on peut), je me dirigeai vers le lit conjugal. Après 5 heures de sommeil apaisé, ce qui est la norme haute pour une veille de cyclo, je me levai dix minutes avant le réveil (un névrosé !). Mathieu, en avance comme à son habitude (deux névrosés), passait me chercher.

Après un voyage qui nous avait permis de faire le débriefing de la révélatrice réunion du club de jeudi, nous arrivons à La Primaube. J’impose à mon Mathieu une minute de recueillement, nous sommes ici en terre présidentielle ! Mathieu s’exécute et commence alors son show, il serre des louches à qui mieux mieux : un client par ici, un copain par là. Il est chez lui, la suite confirmera cette première impression. Parmi cette brochette de connaissances, une sort du lot : Pepe, une ancienne gloire agenaise de rugby, qui avait joué avec Mathieu au royaume d’ovalie. Il nous assène quelques phrases chocs : « Et les gars, aujourd’hui, si tu prends ma roue t’es pas loin du podium », « A la Passageoise, je roulai avec un groupe de cent, ça collaborait pas je les ai éparpillés ». J’écoute un peu intimidé et il rajoute : « Et Mathieu, si y en a un qui nous gonfle, je déclenche un générale comme contre le RC Cathare, y avait eu de la chifarnaze ».

Après cette préparation mentale, nous rentrons dans le sas de départ. Avec mon beau maillot flashy d’Espère un concurrent me prend pour un des bénévoles de l’organisation qui portent un chasuble vert fluo (« Et copain, mon Ferrus, c’est pas la moto fraîcheur ! »). Mathieu se positionne sur la grille, moi en retrait à droite (je suis claustro, j’aime pas les départs !). Il y a des beaux vélos, mon Ferrus GX 12 est intimidé, je le rassure en lui parlant tendrement au creux du cintre. Je fais la bise à Mathieu et lui donne rendez-vous à l’arrivée. Ce qu’il ne sait pas encore c’est que 40 minutes nous sépareront, c’est un Matou frais et dispo que je retrouverai en rejoignant péniblement la voiture (pas balai !). A ce propos, je pense que Mathieu est prêt à contester la place de dauphin confisqué depuis si longtemps par l’aigle de Nuzéjouls (s’ils arrivent à trouver un terrain de jeu commun et si la distance est à trois chiffres).

Le départ est suivi de 10 km de descente ou presque, ce qui grâce à mes qualités légendaires de descendeur me permet de m’installer confortablement à la dernière place. Suit la côte de Bellevue (12 km à faible pourcentage) qui permet de reprendre quelques excités du départ. En haut de celle-ci, je suis doublé par les avions de chasse du petit circuit. Quelques jeunes blancs-becs, aux jambes rasées (à moins que la puberté n’est pas encore finie son œuvre) me doublent. Je leur lance un regard furtif et méprisant (« Et gamin, viens jouer dans la cour des grands sur le vrai circuit plutôt que de jouer à la baballe avec tes copains de classe »). Je ne me désunis pas, roulant avec mes copains de promo. Un autre groupe nous passe, cette fois ce sont les avions longs courriers, puis encore un autre, les avions de tourisme. Ceux-là, ils auront digéré que je serai encore sur mon vélo. Merde, il faut faire gaffe bientôt Guillaumet, Mermoz et autres Clément Ader vont nous enrhumer. Pourtant, je regarde mon compteur 3 heures de course et 29 de moyenne, j’ai pas les bons produits ou quoi ? (Il y avait une pharmacie à Lanuejouls, Mathieu n’a pas voulu s’y arrêter !).

Enfin, les deux circuits se séparent, on se retrouve entre gens de bonne famille. J’avale les deux côtes suivantes en jouant au yo-yo avec un autre concurrent, je le malmène dans les côtes, il me désintègre dans les descentes. Je refuse de collaborer : « Et mignon, j’ai mon leader devant, je vais pas collaborer pour te ramener sur lui », je suis estomaqué par son inculture tactique. Je profite de ma fréquence de pédalage raisonnée pour apprécier le viaduc de Millau et les superbes paysages aveyronnais notamment les Raspes du Tarn. Je continue insensible à la pression de l’événement, je rencontre un concurrent blagnacais (un caouec comme moi), nous étions au même collège. Il me fait part de ses projets dont certains sont communs comme l’Etape du Tour. Il l’a finie l’an dernier 5 minutes dans les délais, je lui raconte que moi aussi je l’ai finie mais dans le bus. Mais, j’interromps cette discussion dans la côte du Truel pour m’échapper insensiblement. A l’approche du sommet un gentil papi se propose de me faire une poussette. Je le rejette poliment : « T’as vu mon maillot, je suis de l’AS Espère, on mange pas de ce pain là chez nous ». Non mais, en plus si un commissaire de course me voit je vais prendre 15 secondes de pénalité et perdre 3 places au général, ces aveyronnais, ils ne se rendent pas compte (pardon maman, mais Decazeville, c’est pas tout à fait l’Aveyron, c’est le bassin).

Je poursuis mon périple. Après avoir snobé le premier ravito, je daigne m’arrêter au second. Etant en période de régime, j’accepte seulement un coca (un jour l’histoire rendra grâce à ce peuple majeur à qui ont doit l’invention de ce nettoyeur d’estomac). Pour ce qui est de mon estomac, il a pour une fois correctement assumé son rôle, il est vrai que mon potentiel vomitologique ne s’exprime pleinement qu’en période de forte chaleur. Je délivre une dernière blague de potache à ces aimables bénévoles et je m’en vais. Superbes bénévoles d’ailleurs, souriants et à l’écoute, donnant de leurs temps de manière désintéressée dans une organisation parfaite. Ca fait rêver !

La dernière difficulté approche, je suis rattrapé par un coureur de Fumel Monsempron, nous entamons la conversation. J’ai l’impression de l’avoir toujours connu, de faire partie de sa famille tant j’ai été proche de ce club. Il me lâche (lui aussi) et je finis tambour battant ce joli défi personnel dans un état qu’on peut qualifier de raisonnable.

Je rejoins Mathieu et partageons les yeux dans les yeux un repas frugal (mon estomac ne s’est pas encore remis en phase active). Nous attendons la remise des récompenses espérant que notre club gagne le trophée du club le mieux représenté mais perdu, ce n’est pas nous. La superbe tombola débute, un cadre Orbéa est à gagner (mais non cher GX 12, je ne vais pas t’abandonner !). Encore perdu, décidément il pleut toujours sur les mouillés…

Ca y est, il nous faut rentrer, fourbus et heureux, c’est quand même sympa le vélo entre copains… Prochain objectif, dans quinze jours le Tour du Sancy, voir briller la lanterne rouge sur le sommet du Puy de Dome…

L'Octogonale

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - lundi 19 mai 2008

Suite de la saison des cyclos ce dimanche dans la banlieue ruthénoise à La Primaube. J’étais accompagné dans ce périple par Patrice qui lui ouvrait sa saison après une escapade martiniquaise. Nous étions inscrits sur le parcours de 137 kms où quelques 280 courageux prenaient le départ sous une météo plutôt clémente au vu de la semaine écoulée.

Si les départs des cyclos sont toujours rapides, celui de ce jour restera dans les annales tant il fut furieux ! Tant est si bien que malgré les successions de faux plats et petites bosses ( Bellevue 12kms à 3%) le gros paquet dans lequel je me trouvais ralliait Pont de Salars à plus de 36 km/h. Pour moi, ça commençait à abonder. Heureusement qu’une bosse plus pentue à la sortie de Salles Curan disloquait ce gros paquet en 3 ou 4 paquets distincts. Pas le temps donc de s’émerveiller devant le lac de Pareloup ! C’est donc dans un groupe d’une vingtaine d’unités que je franchissais le sommet de l‘épreuve, le col de la Vernhette (Qui n’a de col que le nom car l’ascension dure juste 3 kms par Bouloc ). Ensuite c’est la plongée vers les gorges du Tarn avec en panorama le viaduc de Millau. Ca vaut le coup d’œil même sur un vélo à 75km/h. Dans mon groupe je retrouvais une douzaine d’éléments du club voisin de Monsempron-Libos…. Certains les ont déjà croisés à l’entraînement. Ensuite nous avons enchaîné une quinzaine de kms casse-pattes le long du Tarn dans un cadre absolument magnifique. Au bout de 90kms nous sommes à près de 33km/h de moyenne. Personne ne parle, on pédale ! Les bucoliques gorges du Tarn nous conduisent jusqu’au village du Truel qui est le point de départ de la difficulté de la journée (10 kms à 5.5%). Dans le groupe, l’entente est cordiale et la raison nous amène à escalader la cote du Truel ( Pas un col, juste une cote !) de façon raisonnable afin de conserver un groupe au complet. Surtout que nous sommes vers midi et que le soleil pointe le bout de son nez. Je l’avoue c’est toujours mieux de rouler à 20 que tout seul car on peut rester dans les roues…. La suite se résume à une litanie de petites ascensions mais les kms commencent à se faire sentir. De plus le groupe dans lequel je figure ne juge pas bon de s’arrêter au ravitaillement du km 100… L’allure se calme un peu cependant et nous avons le temps d’apprécier les petites localités pleines de charme que sont Villefranche de Panat et Salmiech. Tout le monde participe gaiement et le compteur indique une moyenne proche de 30. L’arrivée est proche et tout le monde sait que les 5 derniers kms entre l’abbaye de Bonnecombe et l’arrivée à La Primaube sont 5 kms de montée. Ayant été raisonnable toute la journée en restant dans les roues je m’offre une attaque ( comme ce cher Francis m’a appris à le faire ) au pied de la bosse. Autant vous dire que cela ne restera pas dans les annales car mon geste désespéré me condamnera aux dernières places du groupe à l’arrivée avec un retard conséquent. Pas important pour moi, l’essentiel étant de ne rien regretter !

Après 4H45 de selle et un dénivelé de 2400m il était temps de tout ranger et de se refaire une santé. Patrice me rejoint un peu plus tard. Tout le monde est content et puis notre journée nous satisfait : Pas de chute, pas de crevaison voilà l’essentiel !

Cette journée sportive en Aveyron m’a appris une chose : L’Aveyron regorge de belles difficultés pour les cyclistes. Notre cher président ( Ultime mandat paraît-il) Yvon est natif de l’Aveyron et je comprends donc mieux pourquoi il est ainsi devenu un redoutable grimpeur.

A bientôt sur le vélo ou sur le blog.

Mathieu

les news des vététistes

Par patrice Armengol - LE COIN DU VTT - lundi 12 mai 2008

Le seul représentant du club à Souillac était Gaël qui a fait fi des prévisions pessimistes de la météo qui annonçait un déluge, lequel en fait n’est arrivé qu’en début d’après midi bien après que Gaël ait bouclé son circuit. Peut être voudra-t-il nous narrer son périple qui, à ce que j'en sais, fut parsemé d'embûches diverses et variées.

Plus nombreux étaient les représentants de l’AS Espère à la Trespouzienne. J’attends quelques impressions de leur part car je n’étais pas de la partie.

Eric Labrot s’est rendu samedi 3 mai à Nauviale dans l’Aveyron pour effectuer un parcours difficile de 80 Km. Il faut souligner sa performance car il est arrivé parmi le trio de tête et chez les aveyronnais, c’est déjà un exploit !

En ce premier dimanche de mai, six licenciés se sont retrouvés à Cayriech près de Caussade. Nos deux féminines, Sylviane et Annie (accompagnées de l’autre Sylviane) n’ont pas enfourché leur VTT mais ont pris le départ de la randonnée pédestre de 15 Km qui leur a fait découvrir le patrimoine local si caractéristique avec notamment ses pigeonniers typiques.

Eric, Gaël, Francis et moi, nous nous sommes alignés au départ du circuit peu exigeant de 60 Km avec à peine plus de 1000 mètres de dénivelé. Le parcours était plaisant et a séduit bon nombre d’engagés d’autant plus que le soleil était au rendez vous. Malgré les pluies diluviennes des jours précédents, le soleil de la veille avait séché le sol et les sentiers sinueux en sous bois furent très appréciés. Gaël très en forme ce jour là, a bien vite pris ses distances et nous a littéralement laissés sur place. Mais à la faveur d’une erreur de parcours, nous nous sommes retrouvés à un ravitaillement. Quelle ne fut pas sa surprise de nous trouver là devant lui alors qu’il nous pensait loin derrière ! Mais quelques puissants coups de pédales de sa part ont eu raison de nous et c’est avec une bonne dizaine de minutes d’avance sur nous qu’il a franchi la ligne d’arrivée. C’est autour d’une table que nous nous sommes tous retrouvés (un druide aurait pu s’inviter et un musicien aussi) à déguster non pas du sanglier mais de bonnes saucisses grillées et à relater nos aventures de la journée. Nous nous sommes bien entendu promis de nous retrouver bien vite au départ d'une future rando pour en découdre ou tout simplement pour découvrir les belles contrées de nos régions. Yvon.

AUTAN EN EMPORTE LE VENT !

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - lundi 28 avril 2008

Je me suis rendu ce dimanche à Castres pour participer à la cyclosportive « La Ronde Castraise ». J’étais accompagné de Gérard, un ami de Caussade ( Une icône dans la cité du chapeau! ) avec qui j’ai l’habitude de faire des cyclos. Nous déplorions l’absence de Patrice qui se remettait doucement du décalage horaire après son séjour martiniquais. A moins que Patrice se réserve pour de futures échéances ? Pour moi, cette première épreuve allait me permettre d’évaluer ma forme du moment car il n’est pas facile de le savoir quand on roule seul ou en petit groupe. Le but de la journée étant de prendre du plaisir, admirer la beauté des sites traversés et de finir entier si possible.

Après un réveil matinal (4h), nous rallions Castres ou près de 1500 cyclos se retrouvent pour un épreuve qui devient incontournable dans la région. Comme tout le monde, nous avons la désagréable surprise de constater la présence d’un invité surprise : le vent. Un vent violent ( Près de 90 Km/h selon les experts locaux ) qui va souffler toute la journée en rafale et qui de l’avis général, ne nous fut jamais réellement favorable !

8h30, nous prenons place dans le sas de départ. Les visages sont tendus et pensifs car le vent fait tomber les barrières de sécurité. La journée s’annonce ardue. Nous, nous sommes à coté d’un truculent triathlète de 74 ans (8 participations à Nice) qui nous raconte des blagues grivoises et qui nous fait l’apologie du 53x39. Pour info, ce gaillard finira un gros quart d’heure devant moi. Chapeau, ça me laisse rêveur !

9h, la meute est lâchée, nous sommes un peu moins de 600 à s’élancer sur le grand parcours de 145 Kms ( 2400m de dénivelé à nos compteurs, 1800 selon les organisateurs….). Après 10 Kms de plat menés à vive allure, le peloton éclate à la faveur de la 1ère difficulté, la cote de Lacrouzette longue de 6 Kms. J’intègre un bon groupe homogène de 60 unités environ ( Avec le fameux triathlète notamment ) ou tout le monde se donne à fond. Ensuite quelques belles cotes ( Vabre et Brassac notamment ) et une multitude de faux plat se succèdent à travers les monts du Lacaunais et ses carrières de Granit. C’est à bonne allure que nous arrivons au ravitaillement de La Salvetat sur Agout et le joli lac de Raviège. Notre groupe explose au ravitaillement ou je prends 3 minutes de répit…. Nous sommes au km 85 et les esprits sont marqués par la chaleur quasi estivale mais surtout par le vent qui gêne tout le monde et incite à la prudence dans les descentes . Après la descente dans La Salvetat une longue série de petites bosses pendant 20 Kms pour monter jusqu’à Angles me sera fatale et me faisant quitter par l’arrière un groupe d’une vingtaine d’éléments avec qui je faisais route. Un groupe qui explosera au fil des kms. Ensuite roulant seul ou en tout petit comité, les Kms paraissent plus longs et ce n’est pas la cote de Fialesuch montant vers St Salvy de la Balme qui fait dire le contraire. Un final exigeant attends les courageux avec la cote de St Hippolyte pour achever le travail.

Je franchis finalement la ligne d’arrivée en 5H27 pour 145 Kms. Gérard m’attends depuis 10 minutes. Je réalise le même temps qu’en 2007. Je suis soulagé d’arriver entier car je me suis vraiment fait peur avec ce maudit vent surtout que mes roues à profil haut n’arrangeaient pas ma situation. A noter l’excellente organisation du V.S Castrais à tous les niveaux ( Parcours, parking, sécurité, repas ).

A bientôt. Bonne route à tous.

Mathieu

Bulletin municipal juin 2008

Par patrice Armengol - BULLETIN MUNICIPAL - dimanche 27 avril 2008

L’AS Espère Cyclo, 25 ans déjà…

En cette année 2008, le club cyclo local fête son vingt-cinquième anniversaire. Que de chemin parcouru depuis ce mois d’octobre 1983…

Les 27 membres de notre association peuvent honorer la petite reine sous toutes ses formes : balades cyclotouristes, cyclosportives, courses ufolep, randonnées vtt. Ainsi, après une préparation foncière particulièrement pointue, notre horde de « vététistes » s’est lancée à l’assaut des randonnées organisées à Gourdon, Souillac, Trespoux, Bruniquel… De même, l’imposante colonie des « routiers » a débuté la saison cyclosportive à la ronde Castraise. L’Octogonale, le Tour du Sancy, l’Ardéchoise, l’Ariégeoise, l’Etape du Tour figurent parmi les prochains objectifs. Par ailleurs, le groupe des plus anciens et celui des féminines font preuve d’une toujours grande assiduité.

Au programme de cette saison, la traditionnelle sortie du mois de juin conduira nos vertes couleurs vers les Cévennes (Nant, en Aveyron, servira de base de départ). Celle du mois de septembre nous amènera à arpenter les belles routes de la Dordogne dans un parc résidentiel de loisirs à La Peyrière. Autre élément à ne pas manquer sur notre commune, notre association apporte son soutien à l’organisation de la célèbre manifestation vtt : le Roc Cadurcien qui aura lieu le 06 juillet 2008 et partira d’Espère.

Cette année, signe des temps, notre association s’est dotée d’un blog où vous trouverez de plus amples informations (http://asesperecyclo.blogvelo.com). Si vous souhaitez vous joindre à nous, n’hésitez pas à contacter : Sylviane Rudzky au 05 65 30 90 78 ou Yvon Falgayrac au 05 65 20 08 17

Amitiés sportives Le bureau de l’AS Espère Cyclo

Combinaison Révolutionnaire...

Par patrice Armengol - LA VIE DU CLUB - vendredi 25 avril 2008

Le cycliste dispose lui aussi désormais d’une combinaison révolutionnaire.

L’odieuse médiatisation de la fumeuse combinaison Speedo, dont on nous rebat les oreilles depuis déjà trop longtemps, n’est rien à côté de la déferlante médiatique que nous promet son homologue pour cyclistes, que j’ai eu l’insigne honneur de tester pour vous…

Autant vous l’avouer d’emblée : le concepteur de la combinaison Rapido - puisque tel est son nom- est français.

Côté technique, ses alvéoles ne contiennent pas de simples particules d’air comme la vulgaire combinaison Speedo, mais des particules de vent, ce qui est beaucoup plus subtil. Ainsi, lorsque vous enfourchez votre vélo après avoir enfilé la combinaison Rapido, vous ressentez l’équivalent d’un vent de 50 km/h dans le dos, parfaitement apprivoisé, exempt de ces rafales dont les vents sauvages se gargarisent et les cycliste se gamellent.

Question aérodynamisme, la combinaison Rapido n’est pas en reste non plus. Les chiffres sont formels : à 35 km/h on observe 21% de trainées en moins et 38% de trainards en plus

Un premier record est déjà tombé : 4’02’’ dans la côte de la Cévenne.

J’ai fait essayé ma combinaison à un ami (un certain D. D. de Douelle) qui, curieusement, n’a pas trouvé l’essai concluant. Il n’avançait quasiment pas, même en forçant beaucoup... Après enquête il s’est avéré qu’il mis sa combinaison devant-derrière.

Enfin, la combinaison est personnalisable, selon votre région d’origine. Vous pouvez opter pour la version Mistral, Tramontane, Autan (la mienne bien sûr), ...

Je vous déconseille toutefois les versions dites «extrêmes », que j’ai eu l’imprudence de tester dans la foulée. Ainsi, avec la « Sirocco » j’ai été victime d’une déshydratation foudroyante qui m’a valu trois jours de goutte à goutte. Quant à la « blizzard » elle a failli me coûter 4 doigts. Il faut dire que j’étais parti sans gants…

Les incidents minimes observés lors de la confection des premiers exemplaires (le toit de l’usine s’était envolé) étant oubliés, la production bat actuellement son plein.

Je suis revendeur pour la région Midi-Pyrénées. N’hésitez pas à me contacter via l’AS ESPERE CYCLO.

Jérôme

LE ROC CADURCIEN A ESPERE le 6 juillet APPEL A BENEVOLES

Par patrice Armengol - LE COIN DU VTT - vendredi 11 avril 2008

Cela se précise; mais il y a du pain sur la planche avant le 6 juillet. La municipalité nous a aimablement réservé la salle des fêtes pour cette manifestation. Le village et ses habitants seront au cœur de l' évènement . 3 circuits VTT parcourront la campagne; un de 20, un de 50, et un de 80 kms pour les plus entraînés, qui les mènera jusqu'aux environs des Junies. Pour les non vététistes, une randonnée pédestre empruntant les parcours balisés de la commune sera aussi au programme de la journée.

Des bénévoles du Club d'Espère ont déjà répondu présent et viendront prêter main forte aux organisateurs de Cahors Cyclisme. Jérome, les deux Eric, Francis, Sylviane, Gaël et Yvon seront à pied d'œuvre pour reconnaître et baliser une partie du circuit. Ce qui n'est pas une mince affaire! Le débalisage sera assuré par une équipe de motards le lendemain.

Pour assurer la sécurité à certains points stratégiques comme des arrivées de chemins sur des routes fréquentées ou des passages particulièrement difficiles, il faudra aussi quelques bénévoles du club à qui je fais maintenant appel.

Ils fonctionneront par équipe de deux pour ne pas s'ennuyer en attendant les premiers randonneurs. Si vous êtes volontaires ,vous pourrez me confirmer votre participation en me contactant dès que vous le pourrez. J'aurai besoin de vos Nom Prénom Date de naissance et du Numéro de votre permis de conduire. En espérant que vous répondrez présent comme vous l'avez déjà fait par le passé lors d'évènements similaires. Je ne manquerai de vous commenter les étapes suivantes de cette organisation.

Yvon

quelques news des vététistes

Par patrice Armengol - LE COIN DU VTT - dimanche 6 avril 2008

Nous piaffions d'impatience en attendant le début de la saison VTT. C'est arrivé le 24 février. Notre première rando fut la Gourdonnaise organisée par le club local de la FFCT.

Ce jour là, la météo était au rendez vous ; un temps presque estival (de bon augure pour la suite?) Gaël, les deux Eric,Francis et moi (5 du club!) avons étrenné pour la première fois de l'année les tenues d'été sauf Eric qui s'habille toujours un peu trop. Le parcours était exigeant et ludique. Pour les plus entrainés, les montées se sont toutes faites à la pédale ou presque. Quelques descentes en single track et des portions rocailleuses et trialisantes ont fait le bonheur des deux spécialistes (Gaël Yvon) que nous sommes. De quoi nous confirmer, comme s'il en était besoin, que nos terrains de jeu favoris sont bien là sur les pistes et sentiers. Y a t'il d'autres amateurs que nous serions heureux d'initier?

Ce dimanche 6 avril, nous avons essayé de rameuter la troupe mais en vain; samedi le ciel était d'un bleu (ciel) et la météo du lendemain était pessimiste. Dommage, il fallait être au contraire optimiste et nous avons eu raison; le soleil a même un moment, été de la partie. Nous nous sommes donc, Gaël et moi, alignés au départ des 2000 de Bruniquel 8ième édition du nom et n'avons pas regretté le long déplacement de 50 minutes. Si je devais faire un classement des meilleures randos auxquelles nous participons depuis plus de vingt ans (déjà), Bruniquel figurerait certainement dans le trio de tête. Accueil sympathique (tiens, des toulousains), organisation sans faille, parcours bien balisé et idéal tant par son profil que par les paysages et les sites traversés. Nous avons avalé les 70 kms en à peine plus de 4h30; normal, c'était un terrain pour nous. Ah! si le boss Eric n'avait pas été aussi frileux, il aurait trouvé de la concurrence et n'aurait pas regretté le déplacement. Il y avait peu de lotois sauf Jérome Valette de Cahors cyclisme. En tous cas, rendez vous est d'ores et déjà pris pour 2009. La semaine prochaine, retrouvez vous donc à Trespoux et la semaine suivante à Souillac, une classique. Moi, c'est congé dans les PO (pas l'EPO) où je compte bien escalader avec Annie quelques cols sur fond de Canigou. A bientôt donc. Yvon.

Roulez jeunesse...

Par patrice Armengol - CYCLOSPORTIVES - jeudi 6 mars 2008

Tandis que le coup d’envoi de la saison de VTT a été donné en Bouriane il y a peu, nos cyclosportifs accumulent les kilomètres en attendant l’ouverture de la saison.

Premier à ouvrir le feu, Mathieu s’alignera fin avril sur le grand circuit de la Ronde Castraise. Une belle épreuve exigeante à travers la Montagne Noire et le Sidobre avec un parcours où il est très difficile de récupérer tant les difficultés s’enchaînent.

Il sera rejoint par Patrice (et peut-être d’autres étant donné l'imposante diaspora aveyronnaise présente dans le club ?) mi-mai du coté de Rodez pour « l’Orbéa-Octogonale ». Découverte complète pour nos deux compères. Avec un circuit annoncé très vallonné autour des lacs du Lévezou, nos « hommes en verts » pourront jauger leur état de forme avant les grands rendez vous estivaux.

A la fin de ce mois de mai, les mêmes protagonistes (et ceux qui envisagent de prendre leurs roues) auront l’occasion d’aller se frotter à un mythe. En effet, au Tour du Sancy, sur le parcours de 106 kms, la colossale montée du Puy de Dôme ponctuera en apothéose cette journée. Le Puy de Dôme et ses terribles pentes à plus de 10% furent le théâtre d’un duel au sommet dans le Tour de France entre le populaire Poulidor et son éternel bourreau Anquetil. Notre président, sage parmi les sages, conseillerait sans doute, à ses fougueux protégés de s’économiser pour arriver frais au pied du Puy de Dôme…

Ensuite l’été emmènera les cyclistes espèrois à répondre à l’appel des cimes, sans oublier la sortie club de Juin dans les Cévennes. Au programme des plus téméraires, on entend parler ci et là d’Ardéchoise, d’Ariégeoise ( Arrivée à Beille qui enterrera sans doute de nombreuses illusions) et d’Etape du Tour (Pau - Hautacam via le Tourmalet)…

N’hésitez pas à nous communiquer vos futures échéances ainsi que vos compte-rendus des épreuves. A suivre…

Mathieu et Patrice

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